Le bombardement de Biarritz

Biarritz commémore ce mercredi 27 mars les 69 ans d'un drame inscrit au fer rouge dans la mémoire locale, le bombardement de la ville par 44 bombardiers B 24 Liberators du 466 Bomber group et du 458 Bomber group. Ces quadrimoteurs déversèrent en huit minutes, plus de 44 tonnes de bombes.

Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l'analyse des archives a révélé que les aviateurs américains visaient d'abord le terrain d'aviation de Parme ainsi que l'usine Latécoère. Leur formation en diamant avait pour but de toucher l'objectif par un tapis de bombes à une époque où les tirs de précision et frappes chirurgicales n'existaient pas encore. Hélas, une partie de cette pluie de bombes toucha la ville et sa population.

On dénombra 117 morts et 250 blessés dans les décombres. 375 maisons et immeubles furent touchés. Plus d'une centaine de militaires allemands périrent également lors de cette attaque. Les installations de l'aérodrome de Parme furent en grande partie détruites. Mais des témoins pensent encore que les alliés visaient une base de V1 ou de V2 installée par l'armée nazi.

Ces premières bombes volantes furent en tout cas observées à cette époque. Autre fait désormais connu, Biarritz abritait un important centre de commandement dans des bunkers construits en pleine ville et qui existent encore, notamment sous le musée de la mer et au cap Saint-martin.